821 enfants enregistrés dans les structures d’accueil de Brazzaville

821 enfants enregistrés dans les structures d’accueil de Brazzaville

Le directeur de cabinet du ministre des Affaires sociales de la solidarité et de l’action humanitaire, monsieur Eugène Ikounga, a patronné, ce 19 décembre à Brazzaville, la cérémonie de revue de la collecte des données sur les enfants vivant dans les structures d’accueil et d’hébergement de Brazzaville.
Cette collecte de données, fruit de la signature en mars 2023 de la lettre d’intention entre le ministère des Affaires Sociales, de la Solidarité et de l’Action Humanitaire et l’ONG de droit américain Both Ends Believing (BEB). Cet accord met en place le projet de renforcement des capacités du MASSAH afin de doter le pays d’un outil permettant de connaître et de suivre de façon régulière le nombre des enfants dans les structures d’accueil.
Elle a permis de présenter les données enregistrées durant la période allant de mars à octobre 2025 dans 37 structures d’accueil et d’hébergement de Brazzaville. Ainsi, 821 enfants ont été enregistrés dont l’âge varie entre 0 et plus de 25 ans dans le logiciel Children First Software (CFS). La coordinatrice adjointe du projet, madame Évelyne Berthe Mouthou, Directrice de la famille, sur les objectifs et les composantes de celui-ci : « l’objectif général est de contribuer à accroître la capacité d’intervention et de décision du MASSAH en matière de protection de l’enfance par l’utilisation des données et des opportunités fiables Ce projet est constitué de quatre composantes : la sensibilisation, le renforcement des capacités, la collecte des données et la gestion, le suivi et l’évaluation. »


Parmi les 37 structures de Brazzaville ayant fait l’objet de cette évaluation, 8 fonctionnent sans documents légaux. Le coordonnateur du PRCM, Clault Aymar Titi-Levi, est revenu sur les résultats et les perspectives de cette action : « nous sommes à ce jour 821 enfants, dont 423 garçons et 398 filles, enregistrés dans les structures de Brazzaville. Par ailleurs, nous voulons, ensemble avec les autres administrations, les responsables des structures et la société civile, préparer un plan pour lancer les prochaines campagnes d’enregistrement des enfants. Ce que nous avons fait, c’est principalement de la sensibilisation puis l’enregistrement des enfants, mais le moment venu, les structures non enregistrées seront frappées par la loi. »


Représentant le ministre en charge des affaires sociales, le directeur de cabinet, Eugène Ikounga, dans son allocution, a souligné l’importance de cette rencontre : « la présente réunion est donc l’aboutissement d’une première étape d’un long processus qui va nous amener vers la constitution d’une base de données sur les enfants vivant hors des familles et sur l’ensemble de notre territoire national ». Il a poursuivi son propos en évoquant sa satisfaction sur cette activité, car la protection des enfants est un des axes prioritaires de l’action du ministère. « Cette mission, qui a été conduite avec rigueur et selon une méthodologie stricte par une équipe de projet dédiée, n’est pas une simple coopération statistique. C’est un acte de reconnaissance, une promesse d’attention de notre pays envers ses enfants, les plus vulnérables. » A conclu le Directeur de Cabinet.
Après Brazzaville, les activités du projet se poursuivront dans les départements de Pointe-Noire, du Kouilou et que dans la ville de Dolisie.

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